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La révolution numérique : tous inclus ?

La révolution numérique nous concerne tous! Que deviennent mes données et comment les protéger? Comment défendre mes droits lors d'un achat en ligne? Est-il possible de disparaître d'Internet sans laisser de trace? Comment faire face au harcèlement sur les réseaux sociaux? Comment vérifier la véracité et la qualité des informations en ligne? Suis-je équipé pour répondre à toutes ces questions? Qui peut m'aider? Pour le cdH, réussir la révolution numérique, c'est s'assurer que personne ne reste au bord du chemin. Le groupe cdH au Parlement bruxellois organise ainsi chaque année un colloque autour du numérique (Economie collaborative en 2016; Smart City en 2017). Sous l’impulsion d’Hamza Fassi-Fihri, le colloque de cette année était consacré à l'Inclusion numérique. Riche des débats pour lutter contre la fracture numérique et éduquer les citoyens aux nouvelles technologies, une proposition de résolution va être déposée par le député et vice-président du cdH.

« L’e-inclusion ou l’inclusion numérique, désigne l’ensemble des politiques et stratégies visant à mettre en place une société de l’information « inclusive » et non « exclusive », explique Hamza Fassi-Fihri. « Les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) sont un puissant moteur de savoir, de participation et d’emploi – mais la rapidité de leur évolution les met hors de portée d’un certain nombre de citoyens. Toutes les couches de la population ne sont en effet pas en phase avec cette révolution. »

L’arrivée d’une série de nouveaux outils numériques supprime une partie des interactions physiques entre personnes, décuplant les effets des situations problématiques. « Certains utilisateurs se retrouvent démunis lorsqu’ils sont par exemple confrontés à une dématérialisation des services publics, des arnaques sur Internet, la volonté de supprimer ou de récupérer leurs données mises en ligne, le dépôt de plainte, le cyber-harcèlement,… », précise le député cdH. L’absence d’informations, d’outils visant à aider les internautes conduit à des dérives.

La méconnaissance des TIC peut également être synonyme de danger. L’absence de formation au numérique place les personnes non sensibilisées dans une situation de vulnérabilité. Autant personne ne laisse son enfant aller se balader sur l’autoroute en vélo, autant il est fréquent de retrouver des enfants ayant libre accès aux TIC.

 

« L’axe majeur de la stratégie régionale « Be.digital.Brussels » se centre sur le concept de ville intelligente, la ‘Smart City’ », poursuit Hamza Fassi-Fihri. « Un concept qui vise à répondre aux questions publiques urbaines par la mise à disposition de solutions basées sur les TIC. L’intention est de faire de l’inclusion numérique le fer de lance de cette politique. » Mais l’Humaniste souhaite que la Région bruxelloise aille plus loin dans la lutte contre la fracture numérique. Hamza Fassi-Fihri va déposer une proposition de résolution au Parlement bruxellois chargeant l’exécutif d’établir une définition légale de l’inclusion numérique. Un des objectifs : identifier clairement les lieux qui proposent une initiation, un accompagnement et une formation au numérique en attribuant un label et un véritable statut aux EPN (Espaces Publics Numériques), présents dans quasiment toutes les communes bruxelloises. Hamza Fassi-Fihri propose également d’accorder aux EPN signataires un financement structurel et d’élargir leurs compétences – notamment aux questions d’éducation à la vie numérique (Facebook, etc.).

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