Station Montgomery : « Magic City » n’a plus rien de magique

La fresque de Jean-Michel Folon, « Magic City », qui surplombe la station de métro Montgomery, est aujourd’hui dans un état déplorable. Benoît Cerexhe interpelle la Ministre de la Mobilité sur les mesures que prend – ou ne prend pas – la STIB pour restaurer cette œuvre.

 

Sur le site de la STIB, nous pouvons lire cette description particulièrement inspirée de « Magic City » : « Par des dizaines de bandes disposées en arcs concentriques, dont l'éventail des couleurs suit la structure de l'arc-en-ciel, l'artiste évoque un ciel impressionnant d'ardeur solaire irradiante. Quelques nuages gris fortement étirés passent sur les arcs de cercle. La ville apparaît comme une vision futuriste, magique, mais aussi comme une menace. Sur les collines vertes et colorées d'orange à leurs sommets, deux petits êtres regardent le spectacle. L'idée de «Magic City» est née pendant que Jean-Michel Folon regardait le grand mur en béton gris de 165 m2, pour lequel on lui avait demandé de réaliser une œuvre. Soudain, un rai de soleil pénétra par un trou situé dans le plafond. Il réalisa alors que, dans le métro, il n'y a jamais de lumière naturelle et que l'image d'un soleil rayonnant sur une ville magique donnerait un peu de couleur à cet univers souterrain. »

 

Au-delà de ce descriptif, force est d’admettre que cette œuvre d’art , due à l’un des grands artistes belges du XXème siècle, est aujourd’hui dans un état plus que lamentable, qui peine à évoquer le rayonnement intense d’un soleil brulant et renvoie plutôt à la désolation et l’humidité cavernale…

 

En effet, des lambeaux de peinture se détachent de la fresque. Les couleurs, si vives, sont désormais délavées. Des sillons d’humidité brunâtres brisent l’harmonie des cercles concentriques. Bref, « Magic City » n’a plus rien de magique.

 

Cela fait aujourd’hui plusieurs années que le problème est connu, analysé et… non résolu. On ne peut laisser les choses empirer. Benoît Cerexhe s’interroge : La STIB met-elle en œuvre, en attendant la restauration complète de l’œuvre, des mesures conservatoires qui permettraient de mettre fin, voire limiter, la dégradation de cet ensemble de 150 m2 ? Si oui, quelles sont ces mesures ? Si non, qu’attend la STIB pour procéder à des travaux d’urgence  pour limiter la casse, en attendant le gros chantier de rénovation de toute la station?

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