Sécurité: débloquer des moyens pour lutter contre le radicalisme et le terrorisme!

Alors que la menace terroriste s’est intensifiée, le Gouvernement fédéral a – depuis sa mise en place – drastiquement diminué les moyens affectés à la Police (-112 millions en 2015 !) et à la Justice  (-200 millions). Or, il faut encore 400 millions structurels de plus en 2017 pour renforcer la prévention, lutter contre le radicalisme et le terrorisme au niveau national, et engager 1000 policiers complémentaires pour les zones de Bruxelles. 

« Le cdH avait obtenu une augmentation inédite des recrutements policiers : 4300 recrutements en 3 ans, soit 1.300 policiers de plus que les années précédentes dont 400 pour les transports en commun à Bruxelles, et une moyenne annuelle de 1400 recrutements en 2012, 2013 et 2014 », détaille Joëlle Milquet, Ministre de l’Intérieur jusqu’en 2014 et actuelle Présidente de la Commission des Affaires intérieures au Parlement bruxellois. « La dotation aux zones de police était passée de 689 millions à 720 millions. Par ailleurs, un recrutement exceptionnel et la formation de 250 aspirants-inspecteurs à destination des zones de police de la Région de Bruxelles-Capitale avaient été obtenus. » 

Dès son arrivée, le nouveau Gouvernement a cependant drastiquement diminué les moyens affectés à la Police (-112 millions en 2015 !) et à la Justice  (-200 millions) et n’a toujours pas atteint aujourd’hui les chiffres de 2014. « Les services de sécurité ont pourtant besoin  d’un nouvel investissement structurel de 400 millions de plus en 2017 pour permettre aux services de sécurité de traiter l’ensemble des dossiers liés à la lutte contre le terrorisme, mener les missions de détection et de prévention du radicalisme et d’assurer le suivi des returnees », poursuit Joëlle Milquet. 

  • La Sûreté a besoin de doubler le plus rapidement possible ses effectifs et de continuer à investir dans la technologie. L’engagement de 200 équivalents temps plein complémentaires est également un minimum en 2017. Coût: 25 millions. 
  • Le département de la Justice a besoin de 100 millions complémentaires, notamment pour renflouer les moyens affectés aux Parquets et à la Magistrature assise en matière de traitement de dossiers de terrorisme et lutte contre la grande criminalité. 
  • La Police fédérale a besoin de 100 millions au minimum principalement pour renforcer les effectifs et investissements dans la Police judiciaire.
  • Les 6 zones de police bruxelloises sont particulièrement concernées par la lutte contre le radicalisme et le terrorisme. Or, la police bruxelloise subit une « triple peine » en termes d’effectifs. Il  manque environ 800 hommes pour que le cadre soit rempli. Par ailleurs, le calcul de la dotation n’est plus lié à l’augmentation de la population depuis 2001. Enfin, les zones de police ont vu leur charge de travail considérablement alourdie en matière de prévention et de détection du radicalisme, de la lutte contre le terrorisme, du suivi des returnees. Les zones de police bruxelloises ont donc besoin d’un minimum de 1000 effectifs complémentaires dont 400 pour la zone Bruxelles-Ixelles qui est surmenée en outre par les manifestations, l’organisation des Sommets européens, soit 70 millions d’euros minimum. 

Pour le cdH, il est donc aberrant et incompréhensible que le budget fédéral 2017 n'a pas, en pleine période de menace terroriste et de manque d'effectifs, augmenté les moyens de la Police et de la Sûreté de l'Etat selon les besoins et attentes des acteurs !

 

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