Réforme des quotas INAMI: Le cdH se félicite du très large partage de l'analyse de la situation par les francophones tant Wallons que Bruxellois mais regrette une fragilisation des francophones mal défendus par le MR au gouvernement fédéral

Le Groupe cdH bruxellois se réjouit du vote ce midi au Parlement francophone bruxellois – par 51 votes pour et 14 contre – de la motion activant la procédure en conflit d’intérêts contre la réforme fédérale des quotas INAMI entre le nord et le sud du pays.

« Le cdH a pris l'initiative de cette motion en Fédération Wallonie-Bruxelles et s'est tout aussi naturellement inscrit dans celle de la Cocof car le projet de loi fédéral tel que voté en Commission à la Chambre ce mardi organise et entretient la pénurie de médecins et de dentistes en Belgique francophone. Ce qui est totalement inacceptable. », explique Hamza Fassi-Fihri, Chef de Groupe cdH au Parlement francophone bruxellois.  « Ce faisant, cette réforme crée un système qui porte atteinte aux droits fondamentaux de nos concitoyens tels que, pour la population, le droit à la protection de la santé et, pour les candidats-médecins, le droit à l’exercice de leur profession. »

« En activant le conflit d’intérêts, nous voulons donner une chance supplémentaire aux francophones, perdants dans la mouture actuelle. Il faut en effet fixer les quotas sur base des vrais besoins et non sur base d'une clé de population arbitraire et discriminatoire à Bruxelles, précise encore le député et Vice-président du cdH.

« Il est plus que temps de revoir le système de contingentement actuel et de l’adapter aux nouveaux besoins », poursuit Julie de Groote, Présidente du Parlement francophone bruxellois, qui lancera la concertation entre les deux niveaux de pouvoir (fédéral et francophone bruxellois). « Des nouveaux besoins qui sont notamment le vieillissement du corps médical, l’augmentation des temps partiels des médecins, le vieillissement de la population, les numéros dormants, la féminisation de la profession et la formation de cabinets médicaux. Le projet de loi doit prendre en considération ces nouveaux besoins pour assurer des soins de santé accessibles et de qualité pour l’ensemble de la population belge. »

Pour rappel, l’avis rendu par le Conseil d’Etat sur le projet de loi de la Ministre de la Santé démontre que le système de planification proposé est incohérent en raison de la pénurie de médecins à Bruxelles et dans le sud du pays et qu’il n’est nullement basé sur des éléments objectifs, scientifiques ou de santé publique mais qu’il résulte d’un accord politique basé sur des considérations communautaires ! Les quatre formations francophones signataires (cdH, DéFI, PS et ECOLO), qui ont voté le texte, exigent que le gouvernement fédéral respecte au moins l’avis de la Commission de Planification, qui est objectif et reconnu par tous!

A ce titre, le cdH se félicite d'avoir fait en sorte que cette motion se soit faite en lien très étroit avec le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, soulignant le très large partage de l'analyse de la situation par les francophones tant Wallons que Bruxellois. Les Humanistes regrettent toutefois une fragilisation des francophones mal défendus par le MR au gouvernement fédéral.

Le cdH souhaite enfin que la suspension du projet de loi par la procédure en conflit d'intérêt serve à se concerter pour trouver une solution quant au contingentement pour les médecins belges alors qu’il n’existe pas de contingentement pour les médecins étrangers européens.Il est en effet incompréhensible de constater que ces derniers obtiennent sans aucune restriction un numéro INAMI alors même qu’une limite est fixée pour les médecins et dentistes belges.

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