Quelle Bruxelles dans 20 ans? Un PRDD, très Plan, très Régional, très Développement, pas encore assez Durable…

Envie de vous prononcer sur l'avenir de la Région bruxelloise? Vous pouvez donner votre avis jusqu'au 13 mars sur le PRDD, le Plan Régional de Développement Durable, qui doit définir les grands axes de développement de la Région pour les 25 prochaines années en matière d’économie, de mobilité, de logement et au niveau du cadre de vie. Débattu à plusieurs reprises au Parlement bruxellois, ce plan présente une vision presque exclusivement urbanistique de la Ville et néglige la dimension 'H', Humaine et Humaniste, de toute vie en territoire urbain. Selon le cdH, de nombreux secteurs associatifs et économiques – que le cdH a rencontrés – et un grand nombre de citoyens, ce plan gagnerait à être amendé !

Pour Julie de Groote, qui a pris la parole pour le cdH, la vision du Ministre-Président – en charge de l’élaboration de ce plan – est une vision essentiellement territoriale, qui ne prend pas assez en compte une série d'éléments dont la santé, l'éducation, l’économie urbaine et la cohésion sociale. La place  des jeunes, des aînés, des personnes handicapées,… dans ce projet de Ville qu’est le PRDD et la prise en considération de leurs besoins (espaces de jeu, infrastructures adaptées à tous,…) n’est pas assez abordée, voire pas du tout ! Le cdH plaide en outre pour que soit mieux étudié le potentiel de reconversion des bureaux vides – qui représentent 10% du bâti – en équipements collectifs.

Les Humanistes bruxellois souhaitent également une plus grande mise en valeur des activités économiques et des commerçants. En matière de mobilité, le cdH plaide pour le prolongement des lignes de métro, un maillage des bus et des trams permettant une desserte aisée des quartiers et la réalisation de parkings de transit en amont de l’entrée de la Région bruxelloise. Objectif : diminuer la pression automobile à l’entrée et à l’intérieur de la Ville.

Pour le cdH et un grand nombre d’architectes rencontrés, la création de tours de logements n’est pas incontournable : ce n’est pas parce qu’on construit haut qu’on répond mieux à la pression démographique car le choix de la verticalité impose de laisser beaucoup d’espace autour du bâti. C’est aussi un choix coûteux qui demande de l’entretien. Les architectes peuvent développer des projets plus horizontaux en maximisant le potentiel de la surface.

En conclusion, ce plan qui devrait être très ambitieux et prospectif gagnerait à s'intéresser davantage au développement moins de la Ville et du territoire urbain qu'à celles et ceux qui font, qui sont et qui vivent la Ville, à savoir ses habitants. 

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