Pour le cdH, le parcours d’intégration doit être – à terme – obligatoire

Le Parlement francophone bruxellois discute cet après-midi du projet de décret sur le parcours d’accueil pour primo-arrivants. Accessible gratuitement, ce parcours s’adresse aux personnes de nationalité étrangère de plus de 18 ans, séjournant légalement en Belgique depuis moins de 3 ans et disposant d’un titre de séjour de plus de 3 mois.

Pour le cdH, ce projet de décret va dans la bonne direction mais il faut aller plus loin, à savoir : rendre le parcours d’accueil obligatoire, investir davantage de moyens pour l’apprentissage du français (ou du néerlandais) et instaurer un accompagnement socio-professionnel individualisé.

La Région bruxelloise comptait, au 1er avril 2013, 1.163.516 habitants dont plus de 10 % sont des primo-arrivants. Cette proportion est de 2 % en Région flamande et de 1,8 % en Région wallonne.

Si des politiques d’Aide aux personnes et de Cohésion sociale sont menées depuis plusieurs années, il est temps – aujourd’hui – de mettre en place, en Région bruxelloise, un véritable parcours d’accueil et d’insertion des primo-arrivants. Le but : fournir à la personne le soutien et les informations nécessaires pour l’aider à mener sa vie en toute autonomie.

A ce titre, le projet de décret sur le parcours d’accueil pour primo-arrivants est – aux yeux du cdH – un premier pas dans la bonne direction. Le Député cdH Pierre Migisha souligne toutefois quelques limites : « Outre les différentes remarques du Conseil d’Etat – la Cocof n’a pas de pouvoir d’intervention sur les communes et elle n’a pas de compétence en matière d’emploi des langues –, ce décret n’impose aucune obligation au niveau du parcours d’accueil et de la formation linguistique. »

Or, le cdH tient au caractère obligatoire et contractuel de la démarche aussi bien pour l’accueil que pour la formation. « L’enjeu de l’intégration est trop important et ne peut se faire sans engagement de la part de chacun. », estime le Député. « Chaque primo-arrivant doit être dirigé vers l’offre d’intégration grâce à la collaboration intra-communes. Des accords de coopération doivent être conclus avec les autres niveaux de pouvoirs, notamment la Cocom. Le but est d’aider le primo-arrivant à franchir le seuil, l’étape bien souvent la plus difficile, pour accéder à l’offre et faciliter ainsi l’intégration dans notre société. »

Pour le Groupe cdH, des moyens doivent également être dégagés pour assurer des cours de langues en français ou en néerlandais et – si nécessaire – des cours d’alphabétisation. Car la maîtrise de la langue facilite l’accès à l’emploi, la participation sociale et culturelle.

Le cdH défend également l’importance d’inclure dans le parcours d’accueil un accompagnement socio-professionnel individualisé. « En effet, nous estimons que l’intégration professionnelle – mais aussi sociale et citoyenne – est un défi majeur pour notre Région. Les grandes inégalités sont aussi économiques et sociales. D’où l’importance d’inclure une démarche d’intégration professionnelle personnalisée », conclut Pierre Migisha.

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