Pensions: le Fédéral doit prendre en compte la réalité professionnelle des enseignants!

Un recul social majeur ! Avec  la réforme des pensions des enseignants envisagée par le Ministre MR Daniel Bacquelaine, un professeur de l'enseignement secondaire inférieur (ou régent) devra enseigner jusque 66 ans au minimum (en commençant à 21 ans). Un diplômé de master devra quant à lui enseigner jusque 68 ans au minimum. En outre, avec ce projet de réforme, le fédéral diminue l’attractivité du métier d’enseignant. Une conséquence catastrophique pour la capitale car les écoles bruxelloises ont davantage de difficultés à ancrer dans la carrière les jeunes enseignants. Or, le boom démographique que connaît Bruxelles et la nécessité d’offrir un enseignement de qualité à 260.000 élèves impliquent de porter, d’ici 2019, à 23.500 équivalents temps plein le nombre d’enseignants actifs en Région bruxelloise. Les députés du Parlement francophone  bruxellois ont donc adopté une motion – initiée par le cdH – visant à lancer une procédure en conflit d'intérêts contre la réforme des pensions des enseignants du Gouvernement fédéral.

Le chef de groupe cdH au Parlement francophone bruxellois, Hamza Fassi-Fihri, la présidente du Parlement francophone bruxellois, Julie de Groote, et l’ensemble des parlementaires bruxellois cdH saluent ce vote « d’une portée politique majeure, puisqu’il permet enfin d’entamer la concertation avec les entités fédérées que le MR a jusqu’à présent refusée sur un dossier d’une importance capitale pour l’avenir des enseignants et la qualité de l’enseignement à Bruxelles et dans l’ensemble de la Fédération Wallonie-Bruxelles ».

Pour  le cdH, la concertation – désormais acquise – doit permettre de faire évoluer le texte fédéral vers une meilleure prise en compte de la réalité professionnelle des enseignants. Les Humanistes demandent également que la pénibilité de l’ensemble des fonctions enseignantes (y compris les puéricultrices, les directeurs et les éducateurs) soit reconnue à sa juste valeur. Il en va de l’attractivité de ce métier difficile. Il en va du respect de nos enseignants. Et de l’avenir au final de nos enfants. Tous nos enfants.

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