Pension des enseignants : le cdH demande que la concertation - désormais acquise - permette de faire évoluer le texte fédéral vers une meilleure prise en compte de la réalité professionnelle des enseignants

Le Parlement Francophone Bruxellois vient, ce vendredi 12h, de voter – et d’adopter par 51 voix pour et 14 voix contre - la motion visant à lancer une procédure en conflit d'intérêts contre la réforme des pensions des enseignants envisagée par le Ministre fédéral MR Daniel BACQUELAINE.

La motion en conflit d’intérêt était portée par Hamza FASSI-FIHRI pour le cdH, Catherine MOUREAUX pour le PS, Michel COLSON pour DéFI et Christos DOULKERIDIS pour Ecolo.

Le chef de groupe cdH au PFB, M. Hamza FASSI-FIHRI, la présidente du PFB, Mme Julie de GROOTE, et l’ensemble des parlementaires bruxellois cdH saluent ce vote « d’une portée politique majeure, puisqu’il permet enfin d’entamer la concertation avec les entités fédérées que le MR a jusqu’à présent refusée sur un dossier d’une importance capitale pour l’avenir des enseignants et la qualité de l’enseignement à Bruxelles et dans l’ensemble de la Fédération Wallonie-Bruxelles ».

Si M. Hamza FASSI-FIHRI, également Vice-président du cdH, se réjouit de l’issue favorable de ce vote, il regrette néanmoins qu’il ait fallu passer ainsi par les voies légales autorisées par nos législations institutionnelles, alors que la concertation et le dialogue avec les Régions et les Communautés auraient pu, depuis des mois, être mises en œuvre par le Gouvernement fédéral en général, et le Ministre MR des Pensions en particulier. « Que de temps perdu ! », soulignent M. Hamza FASSI-FIHRI et Mme Julie de GROOTE.

Cette motion en conflit d'intérêts permet de suspendre pour 60 jours au minimum (jusqu’à 120 jours si la concertation ne permet pas de réconcilier les points de vue) l’examen par la Chambre du projet de loi contesté.

Le cdH espère sincèrement que ces délais nourriront une concertation fructueuse et que ces 2, voire 4 mois, seront enfin mis à profit par le gouvernement fédéral et son Ministre des Pensions, jusqu’ici sourds à la réalité du monde enseignant, pour faire évoluer le texte contesté et prendre en compte prendre en compte à sa pleine mesure l'ensemble des remarques légitimes émises, en ce compris la pénibilité de l’ensemble des fonctions enseignantes (y compris les puéricultrices, les directeurs et les éducateurs).

 

Pour le cdH, « c’est là une question de respect. Pour nos enseignants. Mais aussi pour nos enfants. »

 

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