Mobilité : des transports en commun gratuits pour les mouvements de jeunesse!

En Belgique, plus de 250.000 jeunes participent chaque week-end aux activités organisées par les mouvements de jeunesse. Ils sont environ 20.000 en Région bruxelloise. Le cdH bruxellois demande la gratuité pour tous les mouvements de jeunesse sur les réseaux STIB et SNCB et dépose, sur la table du Parlement, une proposition de résolution visant à imposer dans le futur contrat de gestion de la STIB ce principe de gratuité. Un principe qui permettrait de soulager financièrement ces organisations.

 

Pour les Humanistes, les activités scoutes – accessibles à tous et à toutes, dès le plus jeune âge – jouent un rôle important dans notre société et véhiculent des valeurs de tolérance, de respect, d’entraide et d’intégration. Gérés bénévolement par des jeunes et pour des jeunes, les mouvements de jeunesse forment des citoyens responsables, actifs, créatifs, critiques et solidaires. Ces mouvements développent aussi la vie en groupe. Car les mouvements de jeunesse rassemblent les jeunes de toutes origines, culturelles et sociales.

 

Par ailleurs, des milliers de bénévoles assurent l’encadrement des réunions périodiques et des nombreux camps. Cela représente en moyenne quelques 600 heures de travail par an et par animateur. En Fédération Wallonie-Bruxelles, si on devait mettre bout à bout toutes les heures de bénévolat comptabilisées dans les activités de mouvements de jeunesse, le temps presté globalement équivaudrait à quelque 5.500 ETP (équivalents temps plein).

 

Pour mener à bien leurs activités, la plupart des unités alimentent – par des opérations qu’elles mènent et des dons – un « fonds de solidarité » intervenant pour lever tout frein à la participation d’un jeune aux activités régulières et exceptionnelles des différentes meutes/groupes. 

 

Actuellement, chaque fois que ces jeunes souhaitent se rendre à une de leurs activités, où qu’ils se déplacent pour rejoindre un camp, ils doivent – lorsqu’ils ne bénéficient pas de la gratuité STIB ou s’ils ne disposent pas d’un abonnement scolaire – s’acquitter du montant de leur trajet en transport public. Ces coûts constituent souvent un frein pour ces organisations survivant avec de très petits budgets. Dès lors, il arrive souvent que les parents soient sollicités afin de conduire ces enfants à leurs activités. Par ailleurs, il est important que la question de la mobilité ne puisse pas mettre à mal ce rapport d’équité entre chaque jeune. 

 

La gratuité de l’ensemble des transports publics, d’abord sur le réseau STIB et singulièrement sur le réseau de la SNCB, permettrait, outre une aide sur le plan financier, de renforcer l’utilisation des transports publics sur de longues distances au lieu de véhicules motorisés. La gratuité permettrait aussi de consolider le principe d’égalité, valeur fondamentale sur laquelle repose ces organisations. C’est pourquoi le cdH bruxellois a déposé un texte à ce sujet au Parlement régional.

 

En Wallonie, le Ministre cdH de la Mobilité et des Transports, Carlo Di Antonio, a annoncé que dès le 1er mars, les mouvements de jeunesse pourront emprunter gratuitement le réseau TEC dans le cadre de leurs activités. Le Président du cdH Benoît Lutgen – qui avait déposé en octobre dernier une proposition de résolution à la Chambre pour modifier le contrat de gestion de la SNCB – estime par ailleurs crucial que le Gouvernement fédéral prenne à son tour ses responsabilités, et instaure la gratuité des trains pour les mouvements de jeunesse.

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