Le cdH insiste sur les stratégies de soutien aux entreprises de travail adapté

Avec la crise économique, la plus grande difficulté des entreprises de travail adapté (ETA) s’observe par la baisse du niveau des commandes. Lors de la dernière séance plénière du Parlement francophone bruxellois, Joël Riguelle a interpellé la ministre de l’Aide aux personnes pour dresser un état des lieux des actions du Collège en termes de sensibilisation du secteur et de développement de ses filières.

Avec la crise économique et financière actuelle, la plus grande difficulté des ETA s’observe par la baisse du niveau des commandes. Comme toute entreprise, elles doivent faire un chiffre d’affaire conséquent pour assurer la pérennité de leur activité et surtout de l’emploi. Les subsides qu’elles reçoivent ne suffisent pas à les mettre à l’abri de la concurrence.

Tenant compte de cette réalité, mais aussi du fait que les ETA constituent un rouage essentiel de la politique d’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées, le chef de groupe cdH est déjà intervenu à plusieurs reprises pour rappeler au Collège de la Cocof l’importance de soutenir ces ETA. Le Collège s’était proposé en début de législature de prendre les mesures nécessaires pour garantir leur viabilité.

Rappelant que certaines de ces mesures consistent à positionner le secteur comme un des bénéficiaires de la préférence sociale des marchés publics d’une part, et à les aider à moderniser leurs filières d’autre part, notamment via des synergies avec l’économie sociale, afin qu’elles puissent conquérir de nouveaux marchés, Joël Riguelle a, à mi-parcours de la législature, interpellé la ministre de l’Aide aux Personnes pour demander un état des lieux des progrès engrangés.

Sur la question des marchés publics : en 2011, seuls un marché de la Cocof et un marché d’une commune bruxelloise ont été réservés aux ETA. Pour mieux faire, une campagne de pub radio ainsi qu’un site internet visant à faire connaitre les ETA auprès des décideurs économiques et du grand public ont été élaborés par la Febrap en collaboration avec la Cocof.

Concernant la diversification des activités, une subvention de crise de 400.000 € a été octroyée à toutes les ETA, subvention qui doit, entre autres, les aider à développer de nouvelles filières. Ce plan doit cependant encore être évalué. Un autre projet octroyant une subvention pour 1 moniteur encadrant 5 travailleurs au sein de 4 ETA a permis de lancer des activités de sandwicherie et de démontage d’appareils électroménagers. Quant aux synergies avec l’économie sociale, un plan de développement pour une ETA a été mis sur pied conjointement avec le ministre de l’Emploi. L’objectif étant, après évaluation, de mutualiser l’expérience réalisée. Des initiatives en cours que salue le chef de groupe!

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