Joël Riguelle dépose un texte pour un « Plan autisme »

L’autisme – qui se caractérise par des troubles de l’interaction sociale, de la communication et d’un intérêt faible (ou anormalement élevé) pour certaines activités – touche un nouveau né sur cent. Face à l’ampleur et à l’évolution de ce handicap, Joël Riguelle plaide pour un Plan national autisme. Il a déposé une proposition de résolution en ce sens au Parlement francophone bruxellois.

« Cette année, plus d’enfants recevront un diagnostic d’autisme qu’un diagnostic de diabète, de cancer et de SIDA additionné », explique le Député-Bourgmestre cdH Joël Riguelle. « Il est urgent de mettre en place un plan national autisme. Ce handicap est l’un des troubles graves du développement qui connaît la plus rapide expansion dans le monde. »

L’autisme a été reconnu en 2004 comme handicap par la Fédération Wallonie-Bruxelles. La prise en charge des autistes souffre malgré tout toujours d’une insuffisance en termes de structures et d’infrastructures. « Il existe malheureusement encore de nos jours des situations où les personnes autistes sont internées en établissements psychiatriques faute de diagnostic approprié ou d’évaluation fiable », affirme Joël Riguelle. « L’absence d’accompagnement adapté, dès le diagnostic, entraîne en outre des sur-handicaps éducatifs qui ne seront plus récupérables à l’âge adulte. »

Pour Joël Riguelle, il est donc nécessaire de mettre en place un dispositif d’information et de sensibilisation nécessaire pour changer le regard et le traitement réservés aux personnes en situation de handicap en général et d’autisme en particulier.

Il s’agit d’élaborer, en coordination avec l’Etat fédéral et les autres entités fédérées, un plan autisme pour, en priorités :
- améliorer le dépistage des autistes – plus tôt on pose le diagnostic, plus grandes sont les chances d’améliorer les capacités de la personne –,
- mieux informer et former le personnel de la petite enfance et les éducateurs dans les écoles et les centres d’hébergement,
- intégrer les autistes dans l’enseignement ordinaire avec un accompagnement adapté ou – si le trouble est sévère – les orienter vers des écoles spécialisées,
- créer des services d’aide à l’emploi spécifiques
- augmenter le nombre de places d’accueil ou de logements communautaires inclusifs pour les autistes.

Après de longues concertations avec le secteur associatif et les familles, Joël Riguelle vient de déposer une proposition de résolution en ce sens au Parlement francophone bruxellois. Il rappelle que « cette année, plus d’enfants recevront un diagnostic d’autisme qu’un diagnostic de diabète, de cancer et de SIDA additionné ».

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