Des mesures de sécurité indispensables et nécessaires au « vivre ensemble » !

L’évènement dramatique qui s’est déroulé il y a maintenant deux semaines a mis en lumière, même si le phénomène n’est pas nouveau, la problématique de la sécurité du personnel de la STIB et, plus globalement, de la sécurité dans les transports publics bruxellois. Les comportements violents sont devenus le quotidien de certains chauffeurs, alors qu’ils sont dans l’exercice de leur fonction au service de la population. Et les agressions à l’égard des usagers, tant verbales que physiques, sont de plus en plus fréquentes sur les lignes de la STIB.

Si on ne pourra jamais éviter tous les incidents, et si la présence de personnel de sécurité supplémentaire n’est qu’une partie de la réponse à ce problème d’incivilités et de respect des normes et du vivre ensemble, le cdH estime qu’on ne peut pas laisser croire à une partie (minoritaire) de la population que la violence est un comportement acceptable qui peut se banaliser.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous avons assisté à une réaction rapide de la part tant du Gouvernement bruxellois que du Gouvernement fédéral :
- depuis la semaine dernière, 100 policiers de plus sont sur le terrain et 50 personnes ont directement été engagées au sein du service de sécurité et de prévention de la STIB ;

- les services de police auront enfin un libre accès aux transports en commun dans l’exercice de leur fonction ;

- l’accès aux images de caméras de surveillance de la STIB pour les services de police sera effectif dès la fin du mois ;

- l’octroi de compétences supplémentaires aux agents de sécurité de la STIB afin qu’ils puissent exiger la carte d’identité du voyageur, maintenir les auteurs de crime ou délit pendant 2 heures et intervenir également en surface aux arrêts de bus et tram vient d’être approuvé par le Gouvernement fédéral ;

- sur le long terme, la Ministre de l’Intérieur s’est engagée à augmenter la capacité de la police des chemins de fer de 100 policiers supplémentaires, police des chemins de fer qui est compétente dans les stations de métro et qui a été vidée de ses effectifs par les précédents Ministres de l’Intérieur ;

- d’ici la fin de l’année, 250 aspirants inspecteurs seront recrutés et formés à destination des zones de police bruxelloises et financés par les 30 millions prévus dans la réforme de l’Etat pour la sécurité à Bruxelles.

A côté de ces mesures indispensables, que le cdH a mises depuis longtemps sur la table et qui étaient d’ailleurs déjà en discussion depuis quelques mois au niveau fédéral, le Groupe cdH au Parlement bruxellois rappelle que la sécurité, dans les transports publics mais aussi de manière générale, souffre de la complexité institutionnelle bruxelloise. Trop de niveaux de pouvoir ont des compétences dans ce domaine, ce qui permet parfois à certains d’éviter d’assumer leurs responsabilités, ce qui ne veut pas dire que les policiers sur le terrain ne font pas du bon travail.

Chacun a un rôle indispensable : zones de police, police fédérale, services de la STIB,… Si le cdH ne veut pas une révolution qui fusionnerait tout par pure considération idéologique, Céline Fremault rappelle que l’accord de l’Etat prévoit de donner à la Région une compétence de coordination des différents acteurs de la sécurité «  il faut accélérer le tempo et mettre en œuvre cette décision dès que possible », estime le cdH bruxellois. Il faut le reconnaître : ce problème de gouvernance ne peut plus être un prétexte. Le Groupe cdH espère que cet événement tragique permettra une prise de conscience de chacun, enfin.

D’autre part, si la sécurité passe il est vrai par une présence policière visible et renforcée, il n’en reste pas moins que face à des stations de métro parfois désertes se pose la question de la disparition de nombre de possibilités de contacts humains qui est pourtant à même de lutter contre un sentiment d’insécurité et une insécurité réelle. Le cdH estime qu’une réflexion sur la présence permanente d’agents de la STIB dans chaque station doit être ré initiée : si cette présence a un coût, le Groupe parlementaire pense qu’il se justifie amplement.

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