Détecter le cancer du sein de manière plus efficace

En Belgique, le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. Le plus mortel aussi. Une femme sur huit est actuellement touchée par ce type de cancer. Près de 10.500 nouveaux cas sont recensés chaque année. La tranche d’âge 50-74 ans est la plus touchée mais de plus en plus de jeunes femmes sont atteintes par cette maladie. Dépistage et prévention sont plus que jamais nécessaires. L’organisation du « dépistage systématique » est toutefois aujourd’hui remise en question. Selon de nombreux spécialistes, le facteur « âge » ne doit pas être le seul pris en considération.

Le mammotest a été mis en place pour détecter les cancers au stade le plus précoce possible. A Bruxelles, il est proposé gratuitement tous les deux ans chez les femmes de 50 à 69 ans. Les missions sont confiées pour la Région bruxelloise à Brumammo, subventionné par la Cocom à hauteur de 240.000 euros. Un coût important alors que seules 10% des femmes de la tranche d’âge 50-69 ans utilisent cette filière. Les autres préfèrent passer par leur médecin de famille ou n’entreprennent aucune démarche.

« Cette organisation du dépistage systématique du cancer du sein entraîne une baisse du taux de mortalité de cette maladie mais elle a aussi des conséquences néfastes, dont de nombreux surdiagnostics, induisant des traitements inutiles dans 20% des cas », explique le député André du Bus. « Par ailleurs, de plus en plus de femmes de moins de 50 ans sont atteintes de ce type de cancers. N’est-il pas nécessaire de revoir dès lors ce mécanisme de détection systématique qui ne prend en compte que le seul facteur «âge» ? »

Le dépistage actuel – qui prend comme seul facteur de risque l’âge (entre 50 et 69 ans) – ne répond pas à toutes les promesses. Plusieurs spécialistes, à travers diverses études, proposent une stratégie de dépistage stratifiée selon la catégorie de risques de la femme. « L’idée serait d’intégrer les facteurs de risques individuel (antécédent personnel de cancer), familiaux (cancer chez les mère, sœurs ou filles), génétiques et de style de vie », précise encore André du Bus. « Chaque catégorie aurait son type d’examen et son rythme. Certaines femmes - à haut risque - seraient dépistées chaque année avec une imagerie plus sensible telle une échographie ou une résonance magnétique. »

 

Cela va-t-il peser sur les budgets ? Le but de ces examens est de trouver les cancers plus tôt et d’utiliser des traitements moins lourds. A terme, c’est donc censé réduire les coûts de prise en charge des cancers du sein.

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