Délocalisation des entreprises: «l’emploi de demain se prépare aujourd’hui»

« La gestion du boom démographique bruxellois, ce n’est pas qu’une question de logements, de crèches, d’écoles et d’infrastructures sportives. C’est aussi une question – vitale – d’Economie, de développement économique, de soutien aux entreprises et d’attention marquée aux besoins qui sont les leurs », a affirmé Benoît Cerexhe, lors du débat sur la délocalisation des entreprises bruxelloises au Parlement régional

Pour le Chef de groupe cdH au Parlement bruxellois, certains signaux récents doivent nous alerter : « alors que Bruxelles comptait 718.000 postes de travail en 2013, ce chiffre tourne aujourd’hui autour des 700.000. Et l’enquête de la Chambre de Commerce de Bruxelles sur les entreprises qui ont quitté Bruxelles et celles qui y sont arrivées débouche également sur un solde négatif d’environ 5000 postes de travail, au détriment de notre Région. » 

« Certes les chiffres du chômage sont positifs pour la Région bruxelloise ; et nous nous en réjouissons, mais ces données sont des sonnettes d’alarme que l’on ne peut pas ne pas entendre », poursuit le député. « Car l’emploi de demain  se prépare dès aujourd’hui. » 

Au-delà des aides à l’expansion économique que le Gouvernement bruxellois accorde, cinq objectifs prioritaires doivent mobiliser les politiques pour le cdH et son chef de groupe Benoît Cerexhe :

1.       La mobilisation des réserves foncières. Pour permettre aux entreprises de trouver des zones à Bruxelles où elles peuvent se développer, exercer leurs activités, sans que les nuisances qu’elles peuvent provoquer (mobilité, chargements/déchargements, bruit)  n’entravent la qualité de vie des habitants.

2.       La Recherche et l’Innovation. La Région doit renouveler le Plan Régional pour l'Innovation (PRI) pour appuyer le potentiel régional.

3.       La fiscalité.  Des charges supplémentaires – comme les loyers élevés, l’augmentation du précompte immobilier ou encore la tarification élevée des cartes de stationnement professionnelles – peuvent fragiliser la position concurrentielle de Bruxelles face à une localisation en Flandre ou en Wallonie.

4.       L’attraction d’investisseurs étrangers. L’image de Bruxelles est sortie très largement écornée des événements tragiques qui ont secoué Paris et Bruxelles depuis un an. De nouvelles stratégies doivent être développées. Par ailleurs, le Brexit offre des opportunités d’attirer sur Bruxelles des entreprises qui pourraient soit quitter Londres, soit ne pas s’y investir.

5.       Et last, but not least, la Mobilité.  Les déplacements dans et vers Bruxelles sont devenus catastrophiques. Nul besoin d’être grand clerc pour comprendre que la paralysie du trafic vers et dans Bruxelles, combinée à une offre de transports en commun pas suffisamment étoffée, handicape Bruxelles et irrite les entreprises, qui voient  leur personnel perdre un temps précieux dans les embouteillages. 

Une étude du Boston Consulting Group nous a appris récemment que la numérisation, la digitalisation de nos économies, permettrait de créer – chiffre net – 300.000 emplois en Belgique. « Ce doit être notre ambition d’essayer d’attirer sur notre territoire régional un tiers de ces emplois nouveaux…  A nous de  saisir les opportunités, avant que d’autres ne le fassent », conclut Benoît Cerexhe. 

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