Débat sur le climat ce matin au Parlement bruxellois!

C’est Pierre Kompany qui prendra la parole au nom du cdH dans le débat sur les enjeux liés au changement climatique en séance plénière.

« Le cdH veut faire de Bruxelles une Région pionnière en matière de lutte contre le changement climatique et l’ambition du cdH est de réaliser, et même dépasser, le programme de l’Union européenne en la matière, à savoir une réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre, une augmentation des énergies renouvelables de 20 % et réduction de 20 % de la consommation d’énergie d’ici 2020. », rappelle Pierre Kompany. « Le cdH a ainsi l'objectif d’atteindre au moins 30 % de réduction en 2020 et 80 % pour 2050 », souligne encore le député.

« Les solutions pour atteindre ces différents objectifs sont multiples et concernent toute une série de compétences qui sont aujourd’hui gérées au niveau régional. Je pense en premier lieu au domaine énergétique, encore trop dépendant des énergies fossiles, au sein duquel il faut promouvoir les énergies renouvelables mettant notamment en œuvre des mécanismes de soutien efficaces et soutenables financièrement sur le long terme. Il faut également permettre à chacun de réduire sa consommation d’énergie. En effet, l’énergie la moins chère et la moins polluante est celle qui n’est pas consommée. Or, à Bruxelles, les potentiels de réduction sont importants et les techniques sont disponibles. Il faut donc avancer le plus rapidement possible en la matière. Cependant, je pense qu’à la vue des intentions affichées par la Ministre en la matière, nous pouvons lui faire confiance pour mener ces différents objectifs à bien.
La problématique du réchauffement climatique est transversale et va bien au-delà des compétences de Madame Fremault. Je pense notamment à l’aménagement du territoire. A cet égard, il faut continuer à aller dans le sens d’une organisation du territoire qui s’inscrit dans une logique de ville de proximité, avec une densification maîtrisée de certains quartiers autour de nœuds de transports en commun, d’équipements utiles à la population, et de pôles de convivialité.
La mobilité constitue également un élément important dans la réponse à apporter face au réchauffement. Il faut bien sûr renforcer l’usage des modes de mobilité douce, promouvoir les énergies alternatives pour les véhicules, mais aussi le co-voiturage, encore trop faiblement développé dans notre Région.
A ce propos, je me réjouis de l’adoption en vue du plan air climat énergie. Ce dernier constitue une réponse intégrée transversale aux défis climatiques auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. Ce plan est certes en cours d’élaboration et toutes ces modalités n’ont ainsi pas encore été décidées. Néanmoins, les grandes lignes de ce plan sont déjà tracées et n’en déplaise à certains, les différentes objectifs, mesures et actions prévus dans ce plan sont loin d’être du vent. En effet, ce n’est pas moins de 59 mesures et 123 actions sont prévues dans ce document qui constituera un véritable outil de pilotage des politiques climatiques. Il devra permettre, avec la contribution de tous, d’atteindre les objectifs régionaux qui vont, c’est important de le préciser, au-delà des objectifs européens. Mener à bien ce plan permettra ainsi à la Région bruxelloise d’être dans le peloton de tête en matière de lutte contre le réchauffement climatique.
Je m’étonne donc de voir certains, qui prétendent défendre l’environnement, qualifier en ces termes le projet de ce plan. Le message que je voulais délivrer aujourd’hui était donc un message d’encouragement au gouvernement et particulièrement à Madame Fremault, en charge de la rédaction du Plan air-climat-énergie, de poursuivre le cap et de mettre tout en œuvre pour atteindre les objectifs fixés.
Par ailleurs, outre les politiques menées au niveau de la Région bruxelloise, la collaboration avec les autres entités fédérées et la négociation d’une position commune belge en vue de la conférence de Paris a également toute son importance. Et je pense principalement à l’accord nommé « Burden sharing » dont la négociation est toujours en cours. Je reconnais aisément que vu les points devant faire l’objet d’un accord, à savoir, la répartition des objectifs de réduction d'émission de gaz à effet de serre ; la répartition des objectifs de production d'énergies renouvelables ; la répartition des 212 millions d'euros de revenus issus du système "Emission Trading System" et le montant de la dotation allouée au financement international et notamment le montant du soutien financier versé au Green Line Fund, le chemin vers l’entente entre tous soit difficile. En effet, les enjeux, notamment financiers, sont très importants pour les 3 régions. Cependant, à quelques semaines de la conférence sur le climat de Paris, l’obtention d’un tel accord doit être une priorité absolue dans la préparation du gouvernement de la conférence. En effet, il serait particulièrement dommageable que tous les acteurs autour de la table ne prennent pas leurs responsabilités afin de trouver un accord. Il en va de la crédibilité pour la Belgique dans les négociations internationales », conclut Pierre Kompany.

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