Débat au Parlement bruxellois sur l’après-22 mars 2016 (sécurité, relance économique et image de Bruxelles)

Cet après-midi, en Commission des Affaires générales, Benoît Cerexhe interviendra dans le débat relatif à l’après-22 mars 2016 et à la mobilisation du Gouvernement entier pour relever le défi du mieux-vivre-ensemble à Bruxelles.
« D’abord et en premier lieu, en termes de sécurité : comment assurer demain une meilleure sécurisation de l’espace public, des installations de transport public et des lieux à forte capacité de rassemblement humain ? Certaines pistes, institutionnelles et à forte connotation communautaire, sont une nouvelle fois posées sur la table par des formations politiques qui prônent, au nom de l’efficacité, l’éclatement des compétences à l’échelon du pays mais la conglomération de celles-ci lorsqu’il s’agit de Bruxelles », affirme Benoît Cerexhe.
« La fusion des zones de police n’est pas une réponse aux attentats. Le paradoxe veut même que pour répondre à la question légitime du « Qui habite où, dans certains quartiers de Bruxelles ? », c’est de davantage de proximité dont nous avons besoin. La centralisation des forces de Police sous l’autorité d’un seul préfet n’a pas permis d’empêcher les terroristes de frapper deux fois Paris en moins d’un an. Et puis, n’est-il pas étrange que sous couvert d’une prétendue « meilleure gouvernance », les demandes flamandes aillent toujours dans un seul et même sens ? Jamais, ces mêmes n’évoquent, au nom d’une « meilleure gouvernance », la diminution du nombre de parlementaires à Bruxelles, la suppression de la double majorité ou la mise en œuvre de cette communauté urbaine que nous appelons pourtant tous de nos vœux pour mieux gérer Bruxelles. Jamais. » « Pour le cdH, il faut donc davantage de proximité, de coordination et de moyens humains et financiers. Car il est beau de toujours vouloir exiger plus et mieux, et dans le même temps raboter les moyens alloués aux zones de police, mais aussi aux services de renseignement, ou encore à la Justice bruxelloise. »
« (…) Au-delà du champ sécuritaire, indispensable aujourd'hui, le chemin des réponses qui nous semble le plus urgent est celui qui conduira nos jeunes à espérer dans l'avenir, à développer leur confiance en eux, à restaurer la confiance dans nos institutions, à pouvoir se projeter de façon crédible dans un futur qui leur appartiendra, dans un monde au sein duquel ils pourront valoriser leurs compétences, un monde dans lequel ils se sentiront utiles et seront reconnus comme tels. C'est, pour nous, le seul chemin porteur de sens. »

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