Comment sauvegarder l’ex-siège de la Gestapo ?

Interpellation de Julie de Groote au Ministre-président du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale concernant « la conservation des caves du siège de la Gestapo à Bruxelles »

Monsieur le Ministre-président,

Nous ne pouvons le nier, chaque année qui passe nous sépare un peu plus de la Seconde Guerre mondiale et de son souvenir. D’autre part, nous devons nous rendre à l’évidence que les survivants, les résistants et les anciens combattants ne seront pas toujours là pour nous rappeler l’horreur de cette sombre période de notre histoire.

C’est pourquoi, il est de notre devoir de mettre tout en œuvre pour conserver les traces de cette époque, pour ne jamais oublier la barbarie qui a frappé notre société, pour ne jamais pouvoir nier les évènements passés et finalement pour ne plus jamais les voir se reproduire.

À Bruxelles, ce travail de mémoire peut être fait par la préservation des caves des immeubles situés aux numéros 347, 453 et 510 de l’avenue Louise.  En effet, les murs de ces lieux ont parfois été le dernier support d’expression de personnes détenues et interrogées au siège bruxellois de la Gestapo.

Lors de ma précédente intervention à ce sujet, j’avais interpellé votre prédécesseur pour savoir comment il envisageait la conservation de ces graffitis. J’avais alors voulu connaitre les mesures privilégiées, j’avais également demandé si la constitution d’un cadastre de ces graffitis était à l’ordre du jour, enfin je lui avais demandé si des contacts avaient été pris avec les représentants de la fédération Wallonie-Bruxelles et avec les propriétaires des lieux pour coordonner vos actions.

Votre prédécesseur m’avait répondu vouloir privilégier la concertation, il avait donc écrit aux syndics des immeubles et un relevé scientifique des graffitis par des spécialistes de l’Institut royal du patrimoine artistique était envisagé.

Après maintenant un an et demi et malgré les engagements de votre prédécesseur, le dossier semble avoir assez peu avancé, c’est pourquoi j’aimerais vous poser les questions suivantes :

Quelles ont été les réponses des syndics des immeubles concernés ?

Qu’en est-il du relevé scientifique des graffitis par l’IRPA ?

Envisagez-vous, maintenant, d’autres solutions pour la conservation de ces graffitis ? Si oui, quelles sont-elles ?

D’avance, Monsieur le Ministre-président, je vous remercie pour votre réponse.

Julie de Groote

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