Carte blanche : pourquoi il ne faut pas régionaliser la culture!

De nombreuses voix s'élèvent pour réclamer une régionalisation de matières aujourd'hui communautaires comme la culture. Ces revendications sont mues par toutes sortes de raisons, des plus idéologiques, identitaires ou nationalistes aux plus pragmatiques. Certains y voient même l'occasion d'un apport en testostérone. Aux arguments que l'on entend pour repousser cette évolution, à mon sens néfaste pour les francophones, je souhaite en avancer de nouveaux, liés à la nature même de nos institutions et à la place de la culture dans notre société. En effet, par définition, la Région s'ancre dans un territoire, qu'il s'agit de valoriser, comme un champ qu'on laboure pour en récolter du blé. La finalité est alors principalement d'ordre économique, et l’attractivité du territoire devient un adjuvant. La culture régionalisée serait ainsi amenée à s'inscrire dans un environnement largement dominé par cette approche-là. Avec, certes, des éléments positifs pour le développement : la connection de la culture avec les outils économiques serait plus étroite ce qui peut favoriser l'essor d’entreprises culturelles et créatives, et renforcer le rayonnement et l'attractivité d'un territoire. L'ancrage territorial peut également avoir du bon en termes de proximité et de diversité -même s'il n'en a pas le monopole: la "territorialisation" de la culture la rapproche en effet des citoyens et favorise la prise en compte de leurs besoins culturels. C'est une politique de la demande.

Prolongement du métro, parking place Fernand Cocq,... en discussion cet après-midi

Mobilité : le cdH interpelle cet après-midi sur l’extension du métro, le projet de parking sous la place Fernand Cocq et l’état de la place Flagey.
« L’extension du métro vers Uccle, prévue dans l’accord de gouvernement, est une étape importante pour améliorer et moderniser notre réseau de métro », explique Julie de Groote, qui interpelle le ministre bruxellois de la Mobilité sur ce sujet cet après-midi. « Le cdH plaide d’ailleurs depuis plusieurs années pour la réalisation d'un réseau de métro qui s'étendrait au-delà des frontières régionales et des stations situées aux quatre coins de Bruxelles, connectées à de vastes parkings de transit attractifs pour les usagers des transports publics bruxellois. »
« Le projet présenté récemment par l'Echo – tout Bruxelles reliée par 8 lignes de métros interconnectées avec un coût estimé à 12 milliards € étalé sur 25 ans – a également retenu notre intérêt » poursuit la députée. « Les avantages d’un réseau de métro aussi complet, tant en termes de dynamisme économique que de confort de vie, sont évidents. »
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Dernières dépêches

Débat sur le CETA au parlement bruxellois !

« Le récent Brexit, nous force à examiner la situation du CETA – l’accord économique et commercial entre l’Union européenne et le Canada – sous un regard encore plus critique », affirme André du Bus, en Commission des Affaires et Questions européennes cet après-midi. « Car le Brexit illustre le fossé croissant entre une grande partie des citoyens de l’Union européenne et ses élites. Or, un des enjeux du CETA est la reconnaissance de son caractère mixte. C’est à dire un traité qui nécessite une ratification par les parlements de chacun des États membres, pour que chaque parlement puisse en débattre et en fixer les balises. »

Pour le cdH, au-delà de ce principe démocratique fondamental, l’analyse juridique du CETA plaide aussi pour la mixité. « Car le champ des compétences du traité dépasse largement le champ des compétences dévolues pleinement à la Commission européenne. Outre les enjeux commerciaux, ce traité porte aussi sur des enjeux sociaux, environnementaux, de santé, qui relèvent pleinement des compétences nationales ou régionales. La mixité s’impose donc », précise André du Bus.

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Débat ce matin sur la mise en place d’une zone régionale de basses émissions

« La qualité de l’air est devenue l’un des enjeux majeurs de cette législature », affirme Pierre Kompany, député cdH et membre de la commission Environnement. « L’impact sanitaire des polluants atmosphériques est très préoccupant. Responsable de nombreuses morts prématurées ou encore facteur de maladies respiratoires, surtout chez les plus jeunes, une mauvaise qualité de l’air constitue une vraie menace pour la santé de nos concitoyens. En conséquence, vu l’importance des enjeux, le Gouvernement bruxellois a réagi en adoptant à l’initiative de la ministre cdH de l’Environnement, Céline Fremault, les grands principes de la future zone régionale de basses émissions. »

« Ces grands principes ont donc été adoptés, mais il va, dès à présent, falloir avancer dans sa mise en œuvre concrète et trancher encore de nombreuses modalités opérationnelles », poursuit Pierre Kompany. « Et il est important d’effectuer ce travail en concertation avec les acteurs concernés. » 

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Politique carcérale: «On est arrivé au bout d’un modèle»

Une carte blanche de Julie de Groote, extraits :

« Outre l’état de délabrement des infrastructures pénitentiaires, c’est la politique répressive menée en Belgique qui prend l’eau. Et ce n’est pourtant pas les idées qui manquent pour la réformer. De nombreux experts, collectifs et citoyens se sont exprimés sur le sujet. Les prisons sont en crise. La protestation n’est pas finie. Profitons de ce moment pour transformer cette crise en opportunité. Mettons-nous ensemble autours de la table pour repenser la politique carcérale et répressive de demain. Réunissons une Conférence interministérielle qui rassemble autour d’une même table l’ensemble des autorités qui ont une compétence en la matière, qu’elles soient fédérales, régionales et communautaires. »

« Un détenu « coûte » aujourd’hui entre 150 et 200 euros par jour. Un mois de prison représente 4500 euros. Une partie de ces sommes faramineuses doit être consacrée à développer, aussi, des sanctions alternatives.

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Un plan pour valoriser les cimetières !

Julie de Groote propose de développer touristiquement les dernières demeures.

«Le Manneken-Pis, la Grand-Place, l’Atomium,…Les touristes ont leurs habitudes. Et si on les sortait des sentiers battus, en les attirant dans les allées des cimetières?», interroge la députée cdH. «Ils constituent un patrimoine culturel important et une manière originale d’apprendre l’histoire d’une ville.»

Julie de Groote explique: «En matière de tourisme, certaines villes ont déjà compris tout le potentiel des cimetières, si bien que certains sont devenus des incontournables: le cimetière de Recoleta à Buenos Aires, le Père-Lachaise à Paris, le cimetière monumental de Milan, le Calvary cemetery à New York pour ne citer qu’eux. Certains sont reconnus davantage pour leurs caractéristiques artistiques, certains pour la vue surprenante qu’ils offrent, d’autres encore pour les personnages prestigieux qu’ils abritent. Pourquoi, dès lors, ne pas davantage valoriser ceux que Bruxelles compte sur son territoire?»

Julie de Groote propose que Bruxelles intègre «la route européenne des cimetières».

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